Une faq sur les graveurs.
Dernière mise à jour : 18/10/2005
- Les différents
types de graveurs :
Les graveurs de DVD simple couche multiformats (c’est-à-dire
compatibles +/-R et +/-RW) ont tendance à disparaître
du marché au profit des graveurs de DVD double couche,
eux aussi capables de graver les DVD simple couche et les CD.
De plus, ils doivent être compatibles avec le DVD+R9 comme
le DVD-R DL1.
- La vitesse de lecture
et de gravure :
Un lecteur dont la vitesse de rotation est de 1x lit 75 secteurs
par seconde. Sur un CD-Rom de données dont chaque secteur
contient 2048 octets, cela correspond donc à un débit
de 150 ko/s (1 ko = 1024 octets). Un CD audio contenant 2352 octets
aura donc un débit approximatif de 172 ko/s. À titre
de comparaison, une vitesse de 1x pour un lecteur de DVD-Rom correspond
à 1353 ko/s d’un lecteur de CD-Rom.
Si vous considérez maintenant le nombre de rotations par
minute, la réponse dépend de la partie du disque
qui est lue. À la vitesse 1x, le flux des bits défilant
sous la tête de lecture est constant : c’est la vitesse
linéaire. Étant donné que le nombre de bits
présents sur une piste extérieure au disque doit
être plus grand que ceux qui sont plus près du centre,
le disque doit donc tourner plus lentement pour garder la même
vitesse de lecture. Dans ce cas, on parle de « vitesse angulaire
réduite ».
- Les différents
types de vitesse :
Voici les différentes technologies utilisées :
* CLV ("Constant Linear Velocity") : le taux de transfert
est maintenu à un niveau constant en modifiant simplement
la vitesse de rotation.
* CAV ("Constant Angular Velocity") : le lecteur conserve
une vitesse de rotation constante et seul le taux de transfert
change.
* P-CAV ("Partial Constant Angular Velocity") : c'est
une combinaison des deux précédents modes. Le taux
de transfert va augmenter jusqu'à ce que le lecteur ait
atteint sa vitesse maximale (CAV). À partir de là
le lecteur va ralentir et le taux de transfert sera maintenu à
un niveau constant (CLV). C'est parce que els lecteurs P-CAV atteignent
plus rapidement leur vitesse maximale que els lecteurs CAV que
le taux de transfert moyen sera plus élevé.
* Z-CLV ("Zoned Constant Linear Velocity") : cette technologie
consiste à utiliser différentes zones CLV.
La plupart des lecteurs mélangent ces différentes
techniques en fonction du type de disque et du type de données
à graver (données, audio, CD-RW, etc.).
La vitesse de lecture va aussi dépendre du type de données
présentes sur le disque. Par ailleurs les CD-RW possédant
une couche réflexive moins élevée sera lue
à une vitesse moindre comparée à celle d'un
disque pressé. De plus, les DVD double-couche sont plus
difficiles à lire que les disques mono-couche.
Voici un tableau récapitulatif :
Vitesse de lecture et d'écriture d'un lecteur DVD Vitesse
de transfert en Ko Vitesse de transfert en Mo Vitesse de lecture
et d'écriture d'un lecteur CD-R/CD-RW
1x 1.385.000 1.32 9x
2x 2.777.000 2.64 18x
4x 5.540.000 5.28 36x
8x 11.080.000 10.57 Non accessible
16x 22.160.000 21.13 Non accessible
La plupart des firmwares de graveurs récents vous imposent
de graver en 4x au minimum.
- Mon lecteur fait un vacarme d'enfer
!
C'est la vitesse de rotation d'un disque qui engendre ce type
de bruit de soufflerie qui est désagréable. C'est
pour cette raison qu'il existe un certain nombre d'utilitaires
permettant de réduire la vitesse de lecture d'un lecteur.
- Le rôle du firmware
:
C’est le strict équivalent du BIOS de la carte mère.
On appelle firmware une mémoire Flash contenant un ensemble
de routines et permettant au graveur d’effectuer les opérations
basiques comme écrire la table des matières ou décoder
les secteurs d’un disque. C’est donc au sens propre
du terme une sorte de programme embarqué et logé
dans la mémoire du graveur. Il renferme donc l’ensemble
des routines d’exploitation permettant l’initialisation
et le fonctionnement d’un périphérique.
Nous parlons d’une mémoire « flashable »
ou réinscriptible dans le sens où il est possible
de modifier les données que contient ce programme par une
opération appelée « flashage du firmware ».
Cette opération peut également être utile
quand il s’agit de réparer un bug signalé
par le fabricant ou même d’étendre les capacités
du graveur. En effet, il arrive que sous deux noms de modèles
a priori différents se cache en réalité le
même graveur. Pour des raisons économiques, ces deux
modèles seront vendus à des prix différents.
Ce qui va les différencier, c’est leur firmware :
si le modèle X est capable de graver en 16x, le modèle
Y gravera en 32x, par exemple. Ainsi, il suffira d’implémenter
le firmware donné pour le graveur Y dans le graveur X,
et la différence sera effacée ! Cette opération
se nomme « débridage » (voir le paragraphe
suivant).
Signalons tout de même que l’opération n’est
pas sans danger et vous perdez toute garantie si d’aventure
le processus de flashage vient à échouer et que
votre graveur soit endommagé.
Une liste de firmwares est disponible à partir de cette
adresse web : www.allfirmwares.com.
- Flasher un firmware
:
Vous pouvez donc mettre à jour le firmware de votre lecteur.
Cette procédure s’applique à toutes les marques,
s’il est possible d’obtenir un firmware plus récent
que celui qui est gravé par défaut dans la mémoire
EPROM de votre lecteur.
1) Cliquez sur Démarrer/Exécuter, puis saisissez
devmgmt.msc.
2) Dans le Gestionnaire de périphériques, ouvrez
la branche Lecteurs de CD-ROM/DVD-ROM.
3) Dans cet exemple, le graveur est un LiteOn LTR-32123S CD-RW.
Une recherche sur Internet et sur le site du fabricant permet
de trouver un firmware à jour : c’est un simple fichier
ZIP nommé R32XS0Z.zip. Une fois l’archive ZIP téléchargée,
vous obtenez un simple fichier nommé xs0z.EXE. En règle
générale, vous aurez toujours besoin de deux fichiers
:
* un fichier image d’extension .bin qui contient le nouveau
firmware que vous devez implémenter ;
* un fichier exécutable .exe qui se charge du « flashage
».
4) Double-cliquez sur ce fichier exécutable.
Attention ! Votre graveur ne doit contenir aucun disque et la
plupart des programmes résidents doivent être désactivés.
Le graveur doit être vide.
5) Cliquez sur le bouton Flash.
6) Une fois la procédure terminée, redémarrez
simplement votre ordinateur.
En dépit des apparences, la procédure n’est
jamais compliquée à partir du moment où vous
avez soigneusement identifié la marque et le modèle
de votre graveur.
- Les disques multisession :
Une session désigne une portion du disque pouvant contenir
une ou plusieurs pistes. Il vous est donc possible d’ajouter
des pistes dans cette session autant de fois que vous voulez.
La dernière session doit être fermée pour
que ce type de disque soit lu dans un lecteur audio ou de CD-Rom.
Quand la session est fermée, un Lead-out est écrit
afin de permettre au lecteur de reconnaître la session et
de lire les données. Cette opération d’écriture
du Lead-out, puis du Lead-in permet de préparer la gravure
d’une autre session, mais c’est une source de gaspillage
d’espace sur le disque : 22 Mo pour la première session,
puis 13 Mo pour les sessions suivantes.
Lors de l’écriture de la première session,
les noms et les adresses des fichiers sont écrits dans
le système de fichiers de cette session. Quand vous ajoutez
des fichiers dans la session suivante, un nouveau système
de fichiers est défini, pouvant également contenir
des références aux fichiers présents dans
la précédente session. Les fichiers ne sont pas
réécrits, mais seules leurs adresses sont redéfinies.
C’est de cette façon que des fichiers écrits
dans des sessions précédentes restent visibles comme
s’ils faisaient partie de la session présente.
Vous pouvez virtuellement écraser un fichier par une nouvelle
version, mais cette version de fichier reste présente sur
le disque. Vous n’avez fait que détruire le lien
qui reliait ce fichier à la dernière session.
Tant que le disque n’a pas été clôturé,
vous pouvez toujours transformer un disque monosession en un disque
multisession.
Vous pouvez théoriquement enregistrer un disque audio en
multisession, mais votre lecteur ne lira que la première
session.
Vous pouvez également créer un disque qui comporte
différentes sessions. Pour les lire, il vous faudra un
outil spécifique qui vous permettra de sélectionner
la session à laquelle vous souhaitez accéder.
- Qu'est ce que les modes DAO, SAO
et TAO ?
La technique du Disc-at-once ("DAO") permet de graver
un disque en une seule fois tandis que le Track-at-once ("TAO")
autorise que le processus de gravure se déroule en plusieurs
passes.
* DAO ("Disc-AT-Once" ou "Disque en une fois"):
le graveur ne stoppera pas avant que le disque entier ne soit
gravé. Le disque sera donc finalisé et aucun chaînage
entre les blocs ne sera créé entre deux pistes.
* SAO ("Session-AT-Once" ou "Session en une fois"):
le graveur ne stoppera pas avant que toutes les données
présentes dans la session ne soit gravées. C'est
la façon utilisée pour enregistrée un disque
multi-session. Le graveur considère l'ensemble des fichiers
à graver comme une session qui peut-être laissée
ouverte ou fermée.
* TAO ("Track-AT-Once" ou "Piste en une seule fois"):
le graveur écrira une piste à la fois. Entre chaque
piste, le laser s'arrêtera afin de laisser le disque dur
préparer le contenu servant à l'écriture
de la prochaine piste. Le graveur va donc écrire les pistes
indépendamment. Dans ce dernier mode, le laser laisse un
certain nombre de "blancs" entre chaque piste. Il peut
s'ensuivre deux désagréments :
* Vous pouvez entendre des petits clics entre chaque piste.
* Avec certains programmes de gravure ou certaines configurations
matérielles, le blanc peut mesurer deux secondes.
Si vous devez créer une copie à l'identique d'un
disque (Cd-Rom protégé ou Cd "bootable")
optez toujours pour le choix "Disk-At-Once".
- Graver en mode RAW
:
Un disque est toujours composé de plusieurs canaux. Le
canal principal est utilisé au stockage des données
alors que les subchannels contiennent différents types
d'informations. Ils servent aussi à la protection des disques.
Graver en mode RAW consiste à envoyer au graveur les données
octet par octet sans chercher à les interpréter.
De ce fait, les codes de corrections d'erreurs ECC/EDC sont ignorées
et les données volontairement erronées sont copiées
tel quel. Il existe des modes de gravure mixte comme le RAW-DAO
(copie "bit à bit" ou 1:1) ou le RAW-SAO.
Lors d'une gravure en mode DAO RAW ("Disc At Once"),
les données ainsi que les codes subchannels sont gravées
en continu. Les blocs feront donc 2448 octets au lieu de 2352
octets. Nous distinguons également le DAO RAW 16 du DAO
RAW 96 :
* En mode 16, les erreurs CRC contenues dans les "subchannels"
sont corrigées. De ce fait cette norme ne vous permet pas
de créer un disque de sauvegarde d'un disque protégé
par "Securom", cette protection introduisant volontairement
des erreurs dans le sous-canal Q.
* En mode 96, les données sont écrites dans des
secteurs de 2352 octets avec 96 octets dans les "subchannels".
Ce type de gravure permet de copier des disques CD+G.
Le "SAO RAW Mode" est utilisé par Clone CD si
votre graveur n'est pas compatible DAO.
- Différence
entre gravure à la volée et gravure à partir
d’une image :
Dans le cas d’une gravure à la volée, vous
insérez le disque à copier dans votre lecteur et
le support vierge dans votre graveur.
Dans le cas d’une gravure à partir d’une image,
le processus est différent : vous insérez le disque
à copier dans votre graveur. Lorsque ce disque a été
lu, vous le remplacez par votre support vierge. Dans ce dernier
cas, un fichier image est temporairement généré.
Cette dernière méthode présente l’inconvénient
d’être plus longue, mais elle possède un atout
: la qualité de la gravure est supérieure, votre
graveur étant technologiquement plus à même
de lire correctement un disque que le lecteur normal. Plus exactement,
le graveur lit plus efficacement le disque et est donc plus en
mesure de réussir l’extraction des données
audio numériques.
Selon la méthode choisie, il est toujours possible de créer
un fichier image que vous aurez tout loisir de modifier, puis
d’entamer le processus de gravure proprement dit. Dans un
premier temps, vous créez un fichier image ; dans un second
temps, vous procédez à la gravure du fichier image.
Définition : Un fichier image contient
l’image complète d’un disque. L’expression
« image disque » est également utilisée.
Les sociétés éditrices ont créé
de nombreux types de fichiers image permettant d’émuler
des formats très différents (ISO, BIB, CIF, CUE,
DAT, etc.). Il existe de nombreux programmes vous permettant de
simuler la présence d’un disque ne chargeant que
le fichier image correspondant (le disque ne sera donc pas inséré
dans le lecteur) et vous permettant de manipuler les fichiers
et les dossiers que contient l’image.
- Graver plus que la
capacité annoncée d’un CD-R :
Cette opération est appelée overburning. Lorsqu’un
programme de gravure examine un disque, il exclut automatiquement
du calcul de la capacité totale la zone de silence appelée
Lead-out. À condition d’avoir un graveur qui prend
en charge cette technique et le programme de gravure correspondant,
il est possible d’inscrire des données supplémentaires
dans cette zone.
- L’écriture
par paquets :
C’est une alternative à la méthode d’écriture
par pistes. Dans le cas de la méthode d’écriture
en TAO, il vous est possible d’enregistrer 99 pistes par
disque au maximum. Chaque piste contiendra au moins 300 blocs,
plus un en-tête additionnel de 150 blocs. Dans le cas du
Packet-Writing, il est possible d’écrire plusieurs
fois sur une même piste. De plus, chaque piste comprend
seulement 7 blocs d’en-tête. La TOC ne sera ajoutée
qu'une fois le disque rempli.
Le système de fichiers utilisés est l’UDF.
Certains programmes ajoutent les spécifications du système
de fichiers ISO-9660 afin de rendre le disque accessible aux systèmes
dépourvus des fonctionnalités permettant de lire
des données UDF sinon les disques ne peuvent être
lus qu'à l'aide d'un pilote UDF spécial.
La principale utilisation d’un programme de Packet-Writing
consiste à créer des jeux de sauvegarde de vos données
les plus importantes. Il ne vous est pas possible de graver un
CD audio ou de créer des copies de sauvegarde de vos disques
en utilisant ce type de logiciel.
- Le ripping :
Comment encoder les données audio d’un DVD afin de
les graver sur un CD ?
Pour extraire les fichiers Dolby Digital ou PCM (WAV) d’un
DVD, il faut utiliser un outil logiciel de ripping. Un autre programme
sera nécessaire pour les convertir au format MP3 ou pour
créer un CD audio.
Définition : Action d’extraire et
de récupérer les pistes d’un disque afin de
pouvoir les convertir dans un format lisible ou utilisable lors
du processus de gravure.
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